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Installation de lavage de matériaux

Le site de Culoz

Présentation :

  • Arrêté interpréfectoral Ain et Savoie, du 19/07/2016, autorisant l’extraction, valide 30 ans.
  • Les granulats sont destinés à 95% pour la production de produits en bétons et la fabrication d’enrobés, 50% sont exportés vers le bassin annécien.
  • La production annuelle permet la construction de plus de 1 000 logements par an.

Installations de traitement des matériaux :

  • Une unité de lavage, criblage, du tout-venant roulé, avec stockage au sol des granulats produits, de capacité 250 t/h.
  • Une unité de concassage, lavage, criblage, avec stockage en silos béton des granulats produits, comprenant un atelier où est stocké l’outillage.
  • Une installation de traitement des eaux de lavage, avec un décanteur, permettant le recyclage intégral des eaux de traitement des produits roulés et des produits concassés.
  • L’ensemble de l’installation fonctionne à l’électricité, avec une puissance totale installée de 395 kW.

Le site de Vions

Arrêté préfectoral de la Savoie, du 26/08/2014, autorisant la destruction d’espèces protégées, valide 30 ans.

Arrêté préfectoral de défrichement, du 16/09/2015, autorisant l’abattage du 30 septembre au 31 octobre de chaque année, uniquement, valide 30 ans.

Arrêté interpréfectoral Ain et Savoie, du 19/07/2016, autorisant l’extraction, valide 30 ans.

Carrière en eau, dans le lit majeur du Rhône, jusqu’à – 40 m de profondeur à l’aide d’une drague flottante.

Capacité totale : 3 millions de m3, capacité annuelle moyenne : 200 000 tonnes / an.

Transport sur la berge, par convoyeurs flottants.

L’ensemble de l’installation fonctionne à l’électricité.

Drague flottante :

  • catamaran
  • hauteur 17 m
  • grappin de 4.5 m3
  • 6 convoyeurs flottants
  • longueur totale des convoyeurs : 260 ml

Mesures compensatoires

A l’extérieur du site :

acquisition foncière de 21 ha confiés en gestion au Conservatoire d’Espaces Naturels de la Savoie, CEN 73,  et au Syndicat du Haut Rhône, SHR.

Sur le site, travaux de génie écologique réalisé par les salariés de Gravirhône avec l’aide d’écologues, comme Agirécologique :

  • création d’un ruisseau et aménagement des ripisylves,
  • création de mares pour le crapaud sonneur à ventre jaune,
  • lutte contre les invasives,
  • déplacement et plantation d’une plante protégée : le Pâturin des Marais.

 

    Benne preneuse 4,50m3

    Compensation écologique et extension de la carrière

    « Les mesures compensatoires sont destinées à compenser les impacts résiduels […] persistants après la mise en œuvre de mesures de prévention et d’atténuation appropriées. L’objectif de ces mesures de compensation est de parvenir à aucune perte nette […] de la biodiversité sur le terrain […]». – UICN 2010

    Le principe de la compensation se traduit par l’application de la démarche Eviter / Réduire / Compenser.

    Compenser, c’est possible ?

    Compenser, c’est-à-dire recréer exactement ce qui est détruit ou perturbé, n’est scientifiquement et techniquement pas possible. La compensation est avant tout un principe : on rechercher la meilleure équivalence possible entre ce qui est détruit et ce qui sera préservé.

    En pratique, on évalue la compensation en surfaces d’habitats, qui devront être compensées, par des terrains abritant des enjeux biologiques comparables, et qui peuvent également être menacés (par l’urbanisation, par l’abandon…). Suivant la rareté et l’enjeu des habitats et espèces, les surfaces à compenser peuvent être de 1 à 10 fois supérieures à la surface d’habitat détruite.

    Les mesures de compensation du projet

    Les mesures compensatoires proposées, sont de véritables projets de conservation de la biodiversité. En effet, une fois les terrains acquis, différents partenariats ont été mis en place dans le but de répondre aux exigences de gestion, sur le long terme.

    Ainsi, plus de 13 ha de boisements acquis par GRAVIRHONE font l’objet d’une convention de gestion avec le Syndicat du Haut-Rhône (SHR), animateur du réseau FRENE (Forêt Rhônalpines en Evolution NaturellE), garantissant ainsi leur conservation sur 50 ans.

    Par ailleurs, grâce à un partenariat avec la CNR, les terrains acquis par GRAVIRHONE sur l’île Tournier ont permis d’étendre la surface de gestion aux terrains de la CNR, soit une gestion conservatoire de plus de 26 ha.

    Ecologue en action !

    Parmi les mesures, citons :

    • Un défrichement réalisé uniquement entre le 30 septembre et le 31 octobre 2015, afin d’éviter toute destruction de nid ;
    • L’abattage doux d’arbres susceptibles d’accueillir des chiroptères ;
    • Une réduction de l’emprise du projet, permettant de conserver une partie de l’Aulnaie-frênaie ;
    • La création d’un ruisseau de substitution remplaçant un canal drainant, dessiné de manière à améliorer la naturalité et la fonctionnalité ;
    • La création d’ornières de reproduction en faveur du Sonneur à ventre jaune.

    Une carrière en zone Natura 2000

    L’extension de la carrière GRAVIRHONE est située au sein des périmètres de deux sites Natura 2000 « Ensemble Lac du Bourget – Chautagne – Rhône » et « Marais de Lavours ». Ils sont la traduction d’enjeux biologiques d’importance européenne. Ce qui a conduit à la réalisation d’une étude spécifique, des évaluations appropriées des incidences.

    Sur le terrain, l’application de Natura 2000 se traduit par des périmètres définis (ZPS et ZSC), au sein desquels l’aménagement et le développement industriels ne sont pas interdits, mais très contraints.

    A l’issue du diagnostic de l’état initial, concluant à des incidences non nulles, sur certains habitats (Aulnaie-frênaie) et certaines espèces (Sonneur à ventre jaune notamment), GRAVIRHONE a modifié son projet, et mis en place des mesures de réduction, c’est-à-dire des mesures adaptées, pour éviter, réduire, et compenser, les effets négatifs du projet.

    Parmi ces mesures, citons :

    • Un défrichement, réalisé uniquement entre le 30 septembre et le 31 octobre 2015, afin d’éviter toute destruction de nid ;
    • L’abattage doux, d’arbres susceptibles d’accueillir des chiroptères ;
    • Une réduction de l’emprise du projet, permettant de conserver une partie de l’Aulnaie-frênaie ;
    • La création d’un ruisseau de substitution, remplaçant un canal drainant, terrassé de manière à améliorer la naturalité et la fonctionnalité ;
    • La création d’ornières de reproduction, en faveur du Sonneur à ventre jaune.

    Intégrant ces différentes mesures, l’étude a conclu, que ce projet ne portait pas atteinte à l’état de conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire, classés au titre de Natura 2000.

    Le sonneur à ventre jaune

    Description

    Le Sonneur à ventre jaune est un petit amphibien, qui mesure près de 5 cm à l’âge adulte. Si la couleur de son dos est relativement terne, sa couleur ventrale est très contrastée, mosaïque jaune et noire. Le motif dessiné est unique, et permettra d’identifier chaque individu, toute sa vie.

    Dès qu’il est inquiété, le Sonneur se cambre et relève la tête, pour mettre en avant la couleur vive de ses membres et avertir ses prédateurs de sa toxicité. Ce petit crapaud, si discret de jour, émet un son doux et plaintif en soirée, dans les ornières et les mares, qu’il utilise pour se reproduire.

    En dehors de la période de reproduction, le Sonneur se déplace peu, dans un rayon atteignant, parfois, 1 km par an.

    Sa fragilité aux agressions extérieures, pollution, animaux prédateurs ou amphibiens concurrents, fait, de sa présence, un indicateur de bonne santé du milieu.

    La carrière, lieu sans produits chimiques, et dont l’activité éloigne les prédateurs, constitue un milieu favorable à son développement.

    Statut de protection

    L’espèce est en déclin dans l’ouest de l’Europe. Elle bénéficie, à ce titre, de plusieurs statuts de protection (national et européen) et d’un plan national de conservation.

    Carte de présence

    Le Sonneur a été observé sur le périmètre de la carrière et à l’extérieur. On suppose que les individus présents dans les ornières et chemins forestiers, utilisent les boisements périphériques en phase terrestre.

    Prise en compte de l’espèce dans le projet

    Afin de limiter l’impact du projet sur la population, l’emprise initiale du projet de 40 ha a été réduite à 9,6ha.

    Au cours de l’exploitation, afin de favoriser la présence de l’espèce, tout en exploitant le gisement, des aménagements spécifiques simples, sont prévus : la création d’ornières de reproduction, et des monticules de galets, favorables à son hivernation.

    L’évolution du site de Vions

    Novembre 2016

    Avril 2017

    Avril 2019

    “La petite rivière”

    Adresse

    Le Pont de la Loi
    01350 Culoz

    Téléphone